Les Libres soutiennent l’idée d’avoir des policiers étrangers: le parlement refuse!

Les étrangers ne sont pas près de faire leur entrée dans la police vaudoise. Une proposition socialiste en ce sens a été refusée par le Grand Conseil par 65 voix contre 58. Au nom des députés Libres, Serge Melly a rappelé qu’en 2007 la Conseillère d’Etat PLR Jacqueline de Quattro avait défendu cette idée en expliquant qu’un policier d’une autre nationalité, bien intégré, pouvait être un élément de liaison et un facteur d’apaisement dans les opérations policières. Cela n’a toutefois pas suffi à convaincre la droite du parlement.

« Monsieur le Député, je pense que vous avez raison. » C’est la phrase la plus anodine qui soit dans un Parlement !

Et pourtant, elle fit sensation en cette matinée du 11 septembre 2007. C’était, en fait, la réponse de la toute nouvelle conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro ! Et elle répondait au député Vuilleumier au sujet de sa motion demandant que les titulaires de permis C puissent exercer le métier de policier !

Ces premiers mots de Mme de Quattro jetèrent un trouble, que dis-je un trouble, un petit vent de panique au sein des Radicaux. Qui diable avait-on élu, qui, effrontément, soutenait une motion du POP !

Dans cette situation imprévue, c’est le libéral Pierre Rochat qui avec un certain art oratoire répondit : « je salue l’extrême et remarquable ouverture de Mme la Conseillère d’Etat. »

Tout ça pour rappeler que le problème ne date pas d’hier et que les arguments présentés en 2007 sont encore plus pertinents aujourd’hui !

Et que la déclaration de la conseillère nationale PLR garde toute sa fraîcheur  – je cite: « Il est vrai que la profession semble de moins en moins attractive, et dans une bonne conjoncture économique, les jeunes se tournent vers d’autres métiers. En plus, il faut aussi admettre qu’il n’est pas inutile d’avoir des policiers de sensibilité différentes. Vous savez que la citoyenneté est très mélangée, qu’il y a des ethnies et des cultures différentes. Je pars de l’idée qu’un policier d’une autre nationalité, bien intégré, peut être un élément de liaison et un facteur d’apaisement dans les opérations policières, si c’est bien fait et bien ciblé. Je suis donc favorable à la proposition de M. Vuilleumier. Il s’agira probablement de l’assortir d’un certain nombre de cautèles élémentaires, comme la bonne intégration du policier en Suisse, son intérêt pour notre pays et bien sûr, pour la profession ! Fin de citation.

Il n’y a rien à ajouter ! Les Libres soutiendront le renvoi de la motion au Conseil d’Etat.

 

 


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