Commission d’enquête sur l’Hôpital Riviera-Chablais: le bureau du Grand Conseil continue à jouer les censeurs

« L’empoignade politique continue autour de la Commission d’enquête parlementaire (CEP) sur l’Hôpital Riviera-Chablais. Sa création a été décidée le 30 mars par une alliance soudée PLR-UDC-Vert’libéraux, à une voix près, mais six semaines plus tard sa composition n’est toujours pas réglée », rapporte 24heures dans son édition du jour. Le bureau du parlement, outrepassant ses compétences, a décidé de fixer des règles de récusation totalement démesurées et refuse d’accepter deux candidatures: celle du président de la commission des finances le PLR Alexandre Berthoud et celle de la députée Libre Circé Barbezat-Fuchs.

Le PS nage dans les eaux troubles de la politique politicienne. Sa présidente Jessica Jaccoud, souhaite voir Alexandre Berthoud témoigner devant la CEP HRC. «Cela coule de source qu’il devra être entendu, car il était président de la Commission des finances au moment où elle a traité la prolongation des garanties financières pour l’HRC, début 2020.

Cette demande est totalement ridicule : les problèmes de l’Hôpital Riviera Chablais sont antérieurs à l’année 2020. Les garanties financières ont précisément du être prolongées à cause des difficultés financières de l’Hôpital. Le rôle de cette commission est d’enquêter sur les disfonctionnements qui ont conduit à cette débâcle depuis sa naissance jusqu’à ces déboires financiers apparus début 2020.

La démarche du PS est la réponse du berger à la bergère : la droite, dont le PLR, a imposé une CEP pour chercher des noises à Pierre-Yves Maillard, Conseiller d’Etat en charge de la santé de 2004 à 2019. Les députés Valaisans l’ont bien compris et ont renoncé eux à réclamer une CEP.

Le PS a décidé de rétorquer en cherchant querelle au vice-président du PLR et président de la commission des finances Alexandre Berthoud.

Le cas de de Circé Barbezat-Fuchs est différent, mais son exclusion de cette commission n’a aucun sens non plus. Il résulte d’un excès de zèle du bureau du Grand Conseil qui joue les censeurs.

Son engagement au sein de la commission interparlementaire de l’Hôpital Riviera-Chablais est intervenu après les déboires de l’Hôpital Riviera Chablais même si ceux-ci ont éclaté au grand jour quelques mois plus tard et il n’y a donc aucun conflit d’intérêt. Les Libres considèrent que sa présence au sein de cette CEP constituerait un regard extérieur et impartial tel que le bureau du Grand Conseil le souhaite.

Mais une CEP vaudoise sans les Valaisans pour un hôpital intercantonal a-t-elle encore un sens?

https://www.24heures.ch/la-mise-au-monde-de-la-commission-denquete-savere-compliquee-698561821086

 

 


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